« BIO » VEUT DIRE VIE. La bio n’est pas une école alimentaire, tout régime peut être bio dès lors qu’il utilise des ingrédients respectantle cahier des charges dit biologique. La bio n’est pas une panacée, mais elle reste le plus haut critère de qualité quand on ne connaît pas les conditions réelles de production. La bio préserve la vie, la terre et ses habitants ; manger bio va au-delà du fait de prendre soin de ses intérêts personnels. Pour les animaux, c’est la garantie qu’ils auront des conditions de vie acceptables comparées à celles de leurs congénères de l’industrie agroalimentaire classique.
La bio qu’est-ce que c’est ?
Ce terme vient de « biologique » et veut dire : ensemble des êtres vivants (animaux, végétaux) présents dans un milieu (biotope) donné.
Manger moins de viande, pourquoi ?
Réduire notre consommation de viande rouge est l’un des premiers pas à accomplir pour notre bien-être et celui du monde.
Pour moi
En excès, elle entraîne bon nombre de problèmes de santé :
De par sa richesse en graisses saturées
Elle augmente le taux de cholestérol (un bifteck de 300 grammes contient l’équivalent en lipides de 120 grammes de beurre, soit presque une demi-plaquette !), principale cause des maladies cardio-vasculaires (première cause de décès en France : 32 %), et favorise le cancer du côlon (numéro un des cancers, avec 36 000 nouveaux cas par an ; source : www.e-sante.fr), ainsi que le cancer du sein et celui de la prostate. Trop de viande rouge double le risque de cancer du côlon alors qu’il y a 31 % de risques en moins si vous en consommez peu (Journal of the National Cancer Institute, n°97, pp.906-916). Préférez la volaille (de qualité) à la viande rouge, introduisez des protéines végétales.
De par sa cuisson
Celle-ci la rend indigeste et toxique en détruisant ses enzymes et en transformant ses molécules, engendrant des substances cancérigènes (le benzopyrène est l’un des plus puissants carcinogènes qui soient ; on en trouve autant dans 1 kilo de bœuf cuit au gril que dans la fumée de 600 cigarettes !).
Donc si vous consommez de la viande, privilégiez la viande crue, marinée, séchée ou cuite à la vapeur douce.
De par sa toxicité
Tous les produits animaux issus de la production industrielle contiennent d’incroyables quantités de substances toxiques : pesticides, hormones synthétiques (il y a de plus en plus de cas de puberté précoce), stimulateurs de croissance, insecticides, tranquillisants, herbicides, antibiotiques (en Europe, 70 % des antibiotiques mis sur le marché sont destinés aux animaux industriels…). Au total, on peut trouver plus de 150 produits chimiques (autorisés ou non !) dans la viande.
Cessez de vous empoisonner : choisissez de la viande et des produits animaux de qualité biologique !
Pour les autres
Être plus solidaire
Une grande partie de la population moniale ne mange pas à sa faim. 2 enfants meurent de faim chaque seconde ! 50 000 par jour ! Pendant que le bétail des pays riches consomme autant de céréales que tous les habitants de l’Inde et de la Chine réunis, le tiers-monde s’appauvrit en cultivant des céréales qui font cruellement défaut aux populations locales et qui serviront à nourrir les animaux de boucherie des pays riches. Le régime de base des pays industrialisés coûte cher. On peut faire sept repas végétariens équilibrés avec les ressources nécessaires à la confection d’un repas à base de viande. En effet, produire 1 kilo de viande de bœuf nécessite 16 kilos de céréales ! 60 millions de personnes pourraient être nourries avec les économies qui seraient réalisées par une baisse de seulement 10 % de la consommation de viande aux États-Unis !
Pour la planète
Nos choix alimentaires ont un impact considérable sur l’écologie de la planète
L’agriculture et l’élevage industriels sont de gros consommateurs de nos ressources naturelles (eau, fertilité des sols, forêts) et produisent 19 % des émanations de gaz à effet de serre. L’eau potable se raréfi e, il faut 20 000 litres d’eau pour produire 1 kilo de viande et seulement 48 litres pour produire un 1 de céréales ! En Bretagne, 60 % des sources d’eau sont polluées par l’élevage des porcs. Saviez-vous que l’élevage est la troisième source de pollution planétaire, après l’industrie et la voiture ? Il est directement responsable de l’érosion des sols, des pollutions à l’ammoniac, au méthane, aux métaux lourds et autres résidus. Un hamburger produit en Amérique correspond à 6 mètres carrés de forêt tropicale ratissée pour faire place à l'élevage. 7 milliards de hamburgers par an sont produits aux États-Unis. L’Amazonie perd chaque année une superficie d’environ 5 millions d’hectares qui sont défrichés pour les pâturages ; 80 % des forêts vierges du Costa Rica ont déjà disparu et 1000 espèces animales s’éteignent chaque année !
Pour les animaux
Respecter la vie
La production de viande entraîne des souffrances terribles pour les animaux élevés industriellement. Or, comment faire autrement pour générer suffisamment de viande pour la consommation annuelle de 100 kilos pour chaque Français ? Ainsi 1,5 milliard d’animaux sont-ils tués chaque année ! Pour que les animaux d’élevage puissent avoir une vie décente, il nous faut nous détourner du productivisme froid uniquement fondé sur une logique économique. Il nous faut aller vers des produits à label, dont le cahier des charges garantissent aux animaux plus d’espace et de temps pour vivre et croître. Manger moins de viande, mais de meilleure qualité : nous nous y retrouvons tous !
Et le poisson ?
Le poisson est plus digeste que la viande et contient des graisses de bonne qualité. Le poisson a bonne presse actuellement, car certaines variétés sont riches en graisses de type oméga-3. Ce que l’on oublie de vous préciser, c’est que la cuisson dégrade ces graisses et les rend même toxiques. Malheureusement, la pollution augmente (notamment par les métaux lourds), et de nombreuses espèces sont d’ores et déjà contaminées par le mercure (thon, espadon, marlin…). Et quelle tristesse que cette pêche massive qui vide les océans, affame les baleines et massacre les dauphins (les énormes chaluts qui ratissent les océans sont assez grands pour contenir 12 Boeing 747 et détruisent tout sur leur passage). La plupart des espèces de poissons que nous mangeons sont en voie de disparition (y compris la sardine), et les surplus (près de la moitié du poisson pêché dans le monde) finissent par engraisser… les animaux d’élevage, si ce n’est la poubelle ! Sur les 17 régions de pêche du monde, 4 sont épuisées et 13 sont exploitées à 100 %. Quant aux poissons de pisciculture, ils sont entassés dans des bassins, bourrés d’antibiotiques et de colorants (le saumon pour que sa chair soit rose) et nourris avec des déchets animaux. Leur production massive est aussi très polluante pour nos cours d’eau. 95 millions de litres de déjections animales issues d’élevages industriels en Caroline du Nord (États-Unis) ont été déversés dans la rivière, tuant plus de 10 millions de poissons…Quel gâchis ! Que laisserons-nous aux générations futures ? Il existe heureusement des élevages bio ; de nouveau, préférez la qualité à la quantité. |